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Isabelle Plat

Née à Lyon en 1957.
Vit et travaille à Paris et New York.

Sur une proposition de David Cohen, je fais dialoguer pour cette exposition deux sculptures que j’ai réalisées à des dates très éloignées (1983 et 2004).

La première, D’un infini à l’autre, est travaillée comme un ressort dont quelques spires se referment sur cinq miroirs sans tain. L’un d’eux est situé au mur, un autre au sol, trois sont dans l’intervalle, pour un jeu de miroirs infini. Le fil métallique semble lui aussi se prolonger dans le mur et dans le sol, comme un « autre » infini.

À l’époque, je suis obsédée par les limites. Qu’elles soient spatiales ou corporelles, je les repousse le plus loin possible. J’ignore la question sociale mais place l’humain au centre de toutes mes constructions plastiques. Puis mon travail évolue avec ce que j’appelle des Morceaux de jardin, qui sont pour moi une thérapeutique mentale. Et je suis soucieuse qu’elle fonctionne aussi pour ceux qui viennent à mes expositions. Mais c’est pour des commandes publiques que je conçois des espaces pour l’humain, son environnement et ses interactions. Pour y parvenir, je transforme le regardeur en éventuel « usager ». Le spectateur/utilisateur y est confronté à une nature vivante dont il peut expérimenter quelques-unes des régulations et des diversités. Dans l’espace privé, je joue de l’ambiguïté entre la sculpture et le mobilier afin de réaliser ce que j’appelle des « sculptures d’usage ». Dans tous les cas, il s’agit d’impliquer le spectateur dans un geste qui le réveille à lui-même. Ainsi, la seconde sculpture présentée, Cervelle-tapis aux cheveux de Parisiens, représente un organe humain, réalisé avec un matériau humain (recyclage des cheveux coupés pour le plaisir des donneurs du salon de coiffure) et une technique qui permet au spectateur de marcher dessus. Cela peut être interprété comme une confrontation avec son propre cerveau ! À l’occasion de cette exposition Charcot, une vie avec l’image, je tente l’expérience d’assembler les « vertiges » : celui d’une échappée infinie et celui d’un retour infini sur soi. Ce trouble « vertigineux » nous permettra-t-il de rechercher nos propres régulations, nos propres diversités pour trouver notre place ? Personnellement, par divers chemins, je tente d’entrer en accord avec la planète.

Isabelle Plat
Paris, mars 2014

Site Internet : www.isabelleplat.com

À venir :
Fin 2014 : co-commissaire et artiste d’une exposition de groupe sur le thème de la « sculpture d’usage » À la galerie Maubert, Paris

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